Découvrez le CIMA : Boostez votre activité artistique grâce aux avantages fiscaux!

par adm
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Le dispositif de réduction fiscale connu sous le nom de crédit d’impôt pour les métiers d’art (CIMA) est établi par l’article 244 quater O du Code général des impôts (CGI). Il est conçu pour encourager les entreprises impliquées dans l’artisanat de haute qualité en réduisant les coûts associés à la conception et à la production de produits en petites séries ou personnalisés. Ce dispositif vise également à favoriser la préservation et la transmission des compétences traditionnelles françaises.

Qu’est-ce que le CIMA exactement ? Qui peut en bénéficier et quelles dépenses sont éligibles ? Comment calculer et déduire ce crédit d’impôt ? Quels sont ses effets sur l’économie ?

Explication et buts du crédit d’impôt pour les métiers d’art

Base législative et objectifs

Le crédit d’impôt dédié aux métiers d’art est spécifié dans l’article 244 quater O du CGI et détaillé dans le Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP). Ses objectifs principaux sont de :

  • Promouvoir la création artisanale et la production de pièces uniques ou en édition limitée.
  • Renforcer la compétitivité des entreprises artisanales et industrielles qui se spécialisent dans ces domaines.
  • Conserver les métiers d’art et mettre en valeur le patrimoine culturel français.

Entreprises éligibles

Peuvent prétendre au crédit d’impôt les entreprises qui :

  • Emploient au moins 30 % de personnel qualifié dans les métiers d’art (selon une définition réglementaire).
  • Opèrent dans des secteurs tels que l’horlogerie, la bijouterie, la joaillerie, l’orfèvrerie, les arts de la table, la fabrication d’instruments, l’ameublement, la lunetterie ou la fabrication de jouets.
  • Détiennent le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV), gage d’un savoir-faire d’excellence.
  • S’engagent dans la restauration du patrimoine.

Dépenses éligibles et calcul du crédit d’impôt

Types de dépenses autorisées

Les dépenses qui ouvrent droit au crédit d’impôt comprennent :

  • Les salaires et charges sociales des employés dédiés à la création de pièces uniques ou de petites séries.
  • Les amortissements des biens d’équipement créés ou acquis pour la conception et la production.
  • Les frais de protection et de défense des dessins et modèles, jusqu’à un plafond de 60 000 euros par an.
  • Les coûts externes pour le design ou le développement de nouvelles collections par des stylistes ou des bureaux de style.

Calcul et limites

  • Le crédit d’impôt s’élève à 10 % des dépenses admissibles.
  • Ce taux passe à 15 % pour les détenteurs du label EPV.
  • Il est plafonné à 30 000 euros annuels par entreprise.

Critères d’application et procédures déclaratives

Éligibilité fiscale

Le crédit d’impôt est accessible aux entreprises :

  • Assujetties à un régime d’imposition réel (impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu).
  • Exemptées d’impôt sous conditions, notamment si elles sont situées dans des zones spécifiques comme les ZRR ou les ZFU_TE, ou reconnues comme « Jeune entreprise innovante » (JEI).

Déclaration et application du crédit

Pour les entreprises imposées sur le revenu :

  • Elles doivent indiquer le montant du crédit d’impôt dans leur déclaration de résultat électronique (formulaire n°2069-RCI).
  • Elles doivent joindre le formulaire fiscal n°2079-ART qui détaille les dépenses éligibles.
  • Elles reportent le crédit d’impôt dans la déclaration complémentaire des revenus n°2042 C Pro.

Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés :

  • Elles doivent remplir et envoyer le formulaire n°2079-ART-SD.
  • Elles reportent le crédit d’impôt sur les formulaires de paiement des acomptes et du solde de l’IS (formulaire n°2572).
  • Si l’impôt dû est inférieur au crédit, elles peuvent demander un remboursement immédiat pour les PME éligibles.

Justificatifs et vérification fiscale

Les entreprises doivent conserver pendant six ans les documents suivants :

  • La liste des employés participant aux activités éligibles
  • Les relevés des heures travaillées.
  • Les factures des investissements et services externes.
  • La comptabilité analytique des dépenses engagées.

Bénéfices et impact économique du crédit d’impôt pour les métiers d’art

Soutien aux entreprises artisanales et industrielles

Ce crédit d’impôt diminue la pression fiscale sur les entreprises qui investissent dans la création et l’innovation artisanale, contribuant ainsi à leur expansion et à leur compétitivité.

Préservation des compétences traditionnelles

En incitant les entreprises à conserver et à transmettre des compétences rares, ce dispositif joue un rôle clé dans la protection du patrimoine culturel et industriel français.

Conclusion

Le crédit d’impôt pour les métiers d’art est un outil crucial pour promouvoir l’innovation et la compétitivité des entreprises spécialisées dans l’artisanat et l’industrie. Grâce à des incitations fiscales, il encourage la transmission de compétences traditionnelles tout en stimulant la production de pièces uniques ou en petites séries. Ce mécanisme souligne l’engagement de l’État à valoriser et préserver le patrimoine artisanal français.

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